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samedi 22 mars 2014

Quand les Inspirations de Dries Van Noten se dévoilent aux Arts Décoratifs

Du 1er mars au 31 août, le musée des Arts Décoratifs dévoile les inspirations de Dries Van Noten. L'occasion de (re)découvrir le travail du créateur belge qui revendique une mode haute en couleurs. 

" Ce processus de création, c'est ce que je veux dévoiler dans l'exposition en rassemblant des oeuvres d'art, des clips, des livres, des bouts de tissu, bref, tout ce qui m'inspire! " confie t-il à L'express.fr.



Mini bio Dries Van Noten est né en 1958 à Anvers. Petit fils de tailleur et fils de vendeur de prêt à porter masculin, Dries entre à la fameuse Académie royale des beaux-arts d'Anvers et en sort diplômé en 1981. 
Il lance sa première collection à Londres en 1986 avec ses copains de la bande des "Six d'Anvers"(Ann DemeulemeesterMarina YeeWalter Van BeirendonckDirk Van SaeneDirk Bikkembergs) et commence à se faire un nom dans le milieu de la mode. Il crée en parallèle des costumes de ballets. En 1991, il défile pour la première fois à Paris lors de la Semaine du prêt à porter masculin. Il reçoit en 2008 le prix international du Conseil des créateurs de mode américains et préside en 2010 le festival de Hyères. Le style Dries Van Noten ? Imprimés flamboyants, inspirations ethniques, matières animales (crocodiles, léopard, cuir), couleurs fauves. L'accessoire est oversize, chic et exotique, la silhouette légère et destructurée.




Entrez dans le monde métissé et raffiné de Dries Van Noten





Le Chapeau de Pharrell Williams, signé Vivienne Westwood






"Je n'obéis pas à un système, car la routine tue l'inspiration. J'aime au contraire me sentir libre de mes associations. Pour le thème punk, par exemple, tout est parti de la façon dont je m'habillais quand j'étais étudiant à l'Académie d'Anvers. A l'époque, nous allions chiner des vêtements des années 1950 qu'on découpait et peignait. Mais je trouve le tailleur Bar de Dior tout aussi punk avec sa jupe de 30 mètres de tissu : montrer cela en 1947, c'était choquant. " 


Le tailleur Bar Christian Dior, 1947







Robe Balenciaga automne/hiver 1952-1953








Portrait de Marcel Proust par Jacques-Émile Blanche, 1892


Dries Van Noten s'inspire de l'art pour créer sa ligne masculine







Manteau pour chien signé Karl Lagerfeld











" Le plus important est que mes vêtements procurent une émotion."
dans les Inrocks 









Cuissarde du soir Grenade par Roger Vivier, 1987




La veste portée par Jimmy Hendrix

 

Dries Van Noten - Inspirations
Les Arts Décoratifs - Mode et textile
107 rue Rivoli 75001 Paris
À partir de 8, 50 euros

Pour en savoir plus : 
Dries Van Noten édité par les Arts Décoratifs


Et que nous réserve Dries pour cet été ?

Du blanc, du doré, du volant, de l'imprimé fleuri et exotique, la femme Dries Van Noten sera bohème et aérienne. Quelques silhouettes.















Photos Vogue.fr


jeudi 2 janvier 2014

Quand la Parisienne s'amusait comme une folle


Les années folles. Période de décadence, d'euphorie, d'insouciance. Après la guerre, Paris s'encanaille. La Parisienne serait même une fille facile, selon les américains. Légère et libérée, elle fait tournoyer sa robe à franges au rythme d'un charleston endiablé. Finis les corsets et les jupes longues, la Parisienne s'émancipe progressivement par le vêtement. Elle ose même le pantalon et la coupe garçonne, se prenant pour Louise Brooks ou Coco Chanel.


Pourquoi évoquer aujourd'hui la Parisienne des années 30 ? 
Car elle est plus que jamais au coeur de l'actualité et on en a bien besoin. Une pointe de frivolité et d'insouciance, ça ne fait pas de mal en ces temps perdus difficiles !

Retour sur cette folle parenthèse.


Coco Chanel en mode 1920


Louise Brooks ou La Fille au Casque Noir

Quand la Parisienne donnait une leçon de chic


Femme à l'écharpe

Vous rêvez de découvrir la garde robe d'une Parisienne des années 30 ? Rendez-vous au Musée Carnavalet pour admirer quelques pièces d'Alice Alleaume, première vendeuse chez Chéruit mais surtout passionnée de mode. Robes Lanvin, chaussures d'Hellstern ou encore chapeaux Marcelle Demay, les plus grands noms de la haute couture des années 20 défilent sous nos yeux. Alice et sa famille racontent l'histoire du vêtement de la Belle Époque aux années 30 à travers leurs pièces mais aussi leurs documents personnels (carnets de vente, listes de clientes, photos). Une exposition authentique et passionnante qui nous plonge au coeur d'un Paris raffiné où la Parisienne incarnait le paroxysme du chic.

Mannequins de 1910, G.Agié,  Les Créateurs de mode







Alice Alleaume



Exposition Roman d'une garde-robe, le chic d'une parisienne de la Belle Époque aux années 30  jusqu'au 16 mars 2014

Musée Carnavalet 23, rue de Sévigné - 75003 Paris
Entrée à partir de 6 euros

Livre sur l'exposition 35 euros

Quand la Parisienne dansait le charleston


Le 2 décembre dernier, France 3 consacrait un documentaire au Paris des années 30, Paris, années folles : de Montmartre à Montparnasse. Le résumé de la chaîne :  En 1918, un extraordinaire élan vital s'empare d'une France victorieuse, exsangue et dépeuplée. Les Français se tournent vers la joie de vivre et le progrès social. Entre 1924 et 1937, ce rêve va trouver sa réalité à Paris, qui acquiert un rayonnement culturel mondial unique, tant populaire qu'intellectuel. Mais Paris ne serait pas devenu ce «nombril du monde», selon Henry Miller, sans deux quartiers qui se font face de part et d'autre de la Seine : Montmartre et Montparnasse. D'un côté, la bohème pittoresque de la Butte et des nuits chaudes de Pigalle ; de l'autre, l'avant-garde intellectuelle et artistique qui s'est établie à Montparnasse, de la Rotonde à la Coupole." 



Ce documentaire signé Vincent Labaume met en scène un Paris rieur où chacun vient oublier les ravages de la guerre. 


"Paris est une fête" comme dit si bien Hemingway. 

À travers des archives colorisées et sonorisées, le spectateur plonge dans un univers excentrique où se mêlent écrivains perdus (ou "Lost generation": romanciers américains expatriés à Paris durant l'entre-deux-guerres comme Hemingway, Dos Passos, Fitzgerald), filles de cabaret et artistes surréalistes. Et la Parisienne dans tout ça ? Elle a la gouaille de Mistinguett, le déhanché de Joséphine Baker et la désinvolture de Kiki de Montparnasse. Une Parisienne frivole. Une "fille facile" d'après les américains de l'époque. (Petit aparté :  Mais pourquoi donc la femme française a toujours eu cette réputation de femme facile ? Sûrement le sujet d'un prochain article avec témoignages et enquêtes à la clé).

Mistinguett, ça c'est Paris !

Joséphine Baker, Parisienne d'adoption

Kiki de Montparnasse, reine des nuits parisiennes

D'ailleurs, Woody Allen a choisi de filmer son Paris à travers le prisme des années folles, pour son film Midnight in Paris (2011). On y retrouve Hemingway, Zelda Fitzgerald et même Joséphine Baker. Dans cet hommage à la capitale, Marion Cotillard incarne Adriana, l'égérie de Picasso qui regrette la Belle Époque. Une Parisienne nostalgique.

Marion Cotillard en muse de Picasso


Ainsi, la Parisienne des années 30 est une femme piquante, joyeuse, profondément libre. Ces garçonnes gouailleuses ont permis à la femme de s'émanciper et à adopter son propre style. Sans elles, il n'y aurait pas de parisiennes en jean et chemise d'homme. La Parisienne des années folles a ouvert la voie à la femme moderne d'aujourd'hui. On peut la remercier.