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jeudi 8 mai 2014

Quand la Parisienne chausse ses ballerines

La ballerine, c'est la chaussure que toute femme possède dans son dressing. Chaussée de ces chaussures légères et confortables, elle peut gambader toute une journée sans avoir mal aux pieds. La ballerine peut se vanter d'allier confort et élégance. C'est un incontournable du dressing de la Parisienne.

Repetto, la marque de ballerines par excellence

L'Histoire de la Ballerine  

La ballerine est à l'origine une chaussure de danse tirant son nom de la danseuse de ballet, nommée ballerine au XVI ème siècle.

1932 : Le créateur australien Jacob Bloch créé des chaussons de danse améliorés répondant aux besoins des danseurs londoniens. Les "Ballerines" deviennent des chaussures confortables, épousant la forme du pied.

1947 : Rose Repetto, en voyant les pieds décharnés de son fils Roland Petit, danseur à l'Opéra de Paris, réinvente le chausson de danse en créant une nouvelle technique de confection consistant à coudre la semelle à l'envers. 

1950 : René Caty, chausseur de luxe, commercialise au grand public une version plus portable de la ballerine de danseuse. La ballerine se démocratise et devient populaire grâce aux vedettes de cinéma qui la portent sur grand écran comme Audrey Hepburn ou Brigitte Bardot.

1956 : Brigitte Bardot devient une star planétaire grâce au film de Roger Vadim Et Dieu...créa la femme. Ce qu'elle porte aux pieds ? Des ballerines Repetto spécialement conçues par Rose pour l'actrice. BB voulait des ballerines qui laissaient apparaitre le début des orteils, dévoilement très sensuel. Les ballerines "Cendrillon" naissent. 

Brigitte Bardot et ses Cendrillon rouges

BB sur le tournage de Et Dieu...créa la femme

Audrey Hepburn et ses ballerines Ferragamo

Depuis, les ballerines accompagnent le quotidien des femmes. Classiques, simples et chics, elles se suffisent à elles-mêmes et s'adaptent à toutes les situations.

Les BallerINeS de La Fressange


Les parisiennes sont toujours pressées
Les parisiennes traînent au café
Les parisiennes se lèvent tôt, se couchent tard
Les parisiennes sont belles de la tête aux pieds
Les parisiennes peuvent courir avec des ballerines
Les parisiennes portent des ballerines du matin au soir
Inès de la Fressange et les parisiennes aiment les ballerines, les BallerINES

Cette année, Inès de la Fressange reprend les rênes de sa marque, Ines de la Fressange Paris. Elle lance pour l'occasion une ligne de ballerines baptisée BallerINÈS qui allient chic et simplicité. Pailletées, vichy ou en cuir, les ballerines sont à retrouver en exclusivité au Printemps, à partir de 160 euros.

« C’est par le bien faire que se crée le bien être. Ainsi c’est peut être cela le premier des raffinements : se sentir bien, tout en restant chic. »   
Inès de la Fressange




Les classiques
Les Ballerines
Les ballerines Lanvin, les Cendrillon de Repetto, les Souris de Marc by Marc Jacobs, les bicolores de Chanel, les Roger Vivier, les pailletées d'Anniel et les Porselli.

Kate Moss 

Alexa Chung 

Olivia Palermo 

Michelle Obama

dimanche 30 mars 2014

Quand Condé Nast fête ses 100 ans au Palais Galliera


« Laissez parler les petits papiers » chantait Régine (belle référence n'est-ce pas ?)

 Pour ses 100 ans, Condé Nast ressort des tiroirs un siècle de photographies de mode. Artistiques et esthétiques, ces clichés sur papier glacé parlent encore à la lectrice d’aujourd’hui. Le visiteur part à la rencontre de photographes iconiques qui ont travaillé pour des magazines prestigieux comme Vogue, Vanity Fair ou Glamour.  Le musée Galliera rend ainsi hommage à ces faiseurs de rêve qui captivent, émeuvent, choquent parfois, les femmes depuis les années 20.




Le Palais Galliera, musée de la Mode de Paris







Papier imagé

Pourquoi Vogue fascine toujours autant ? La presse est en crise, certes, mais les femmes continuent d’acheter le magazine. Voulu comme le Louvre du glamour, la lectrice aime rêver devant ces clichés de mode. L’exposition propose plus de 150 tirages datant de 1918 à nos jours. Le papier n’a pas jauni, la photo n’a pas vieilli. Ces photographies semblent suspendues dans le temps. Certaines ont beau avoir 100 ans, elles n’ont pas pris une ride. Ces clichés nous racontent une histoire et nous invitent à ressentir.
Endormies dans les archives de Condé Nast, les muses Kiki, Gigi ou Lisa reprennent la pose pour le visiteur du 21 ème siècle. La lumière du flash de l’appareil photo de Man Ray, Henri Clark ou de Irving Penn a laissé place aux spots tamisés du musée. L’époque a changé, mais l’émotion reste intacte. Le trouble devant les femmes surréalistes de Cecil Beaton de 1936, figures fantomatiques droites comme des quilles. L’émerveillement devant le portrait d’Éléonore, muse d’Edward Steichen, photographiée en 1923. L’amusement devant la nature morte de Guy Bourdin, et ses fameuses têtes de veau à la langue pendante. Ces clichés touchent et émeuvent. Le papier n’a rien de glacial. 

Éléonore par Edward Steichen, décembre 1923, Vogue américain


Nature morte de Guy Bourdin, février 1955, Vogue français


Nature morte de Cecil Beaton, 1936


Photographie de William Klein, 1939


Papier engagé

La photographie de mode interpelle car elle est révélatrice d’une époque. Des années folles aux jours sombres de la guerre, le photographe immortalise son quotidien. Garçonne, active, provocatrice, les magazines mettent en scène l’émancipation de la femme au fil des années. 

D’ailleurs, Alexander Liberman, directeur artistique du Vogue américain de 1943 à 1961, disait :
« Un photographe de mode n’est pas le photographe d’une robe ; c’est le photographe d’une femme ». 

À travers sept cimaises thématiques, on (re)découvre le talent d'artistes qui ont su peindre la femme dans toute sa complexité. Romantique femme-fleur des années 20, businesswoman dans les rues de New York, croqueuse d’hommes conquérante, la femme Condé Nast s’émancipe au fil des pages.

Photographie de Clifford Coffin, 1944


Nature morte de John Rawlings, Vogue 1943


Photographie de Norman Parkinson pour Glamour

Vanessa Paradis par Mert et Marcus, Vogue France, 2008


Papier osé

Mais pour durer, les magazines du groupe ont osé, bousculé, voire choqué. Vogue est notamment connu pour son esthétisme érotique. Le sulfureux Terry Richardson n’hésite pas à shooter une mannequin sous stupéfiants en 2001 et à en immortaliser une autre se grattant les fesses. Le papier glacé n’a jamais été aussi bouillant sous les flash de Richardson. Corinne Day provoque également le scandale en 1993 en photographiant Kate Moss dans son intimité. Vogue devient alors un papier chiffon pour de nombreuses lectrices outrées. Mais le magazine reste en vogue.

Hannelore Knuts par Terry Richardson, 2001, Vogue France




Photographie d'Albert Watson, Vogue USA, mai 1977

Kate Moss par Corinne Day, 1993

Papier usé ?

Papier glacé, certes, mais papier jetable surtout. En effet, il risque de disparaître au profit du numérique. D'ailleurs, l’exposition diffuse des films contemporains qui s'interrogent sur l’avenir de la  photo de mode. La mannequin devient un être monstrueux déformé par les effets spéciaux ou une créature androgyne sans fard. La photographie de mode flirte avec le surréalisme et l’étrange. 

Le papier glacé, bientôt expiré ? Certes, l’avenir de la presse écrite est incertain. Mais tant que les photographes continueront de faire rêver les lectrices avec leurs clichés artistiques, Condé Nast n’aura pas de souci à se faire. Ne dit-on pas que l’art ne meurt jamais ?


 Glamour de juin 1942




Robe "Mondrian" Yves Saint Laurent, hiver 1965-1966























Quelques clichés du vernissage "so hype" de l'exposition avec du mannequin, du rédacteur, du créateur et... un sac à dos. Et oui, Jeremy Scott était de la partie.


Une brochette de mannequins, garantie 0% de matières grasses

Emmanuelle Alt et la mannequin Emily DiDonato



Le trio "Olivier" avec Oliver Rousteing, directeur artistique de Balmain, Olivier Lalanne, rédac'chef de Vogue Homme International et Olivier Saillard, directeur du musée

Photos Vogue.fr

Jeremy Scott en mode collégien avec son Eastpak...son Moschino pardon !


Et une petite visite privée en vidéo



Papier glacé. Un siècle de photographie de mode chez Condé Nast. 
Jusqu'au 25 mai.
Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris 
10, avenue Pierre Ier de Serbie 16ème arrondissement

À partir de 4 €